Le 11 mai dernier, la CNIL pointe l’essor des lunettes connectées.
L’essor des lunettes connectées représente un nouveau défi pour la vie privée et soulève des enjeux éthiques et sociétaux forts.
La CNIL alerte et nous invite à une vigilance collective.
Les lunettes connectées ne sont pas de simples outils technologiques. Par leur capacité à capter, traiter et interpréter des données en temps réel, sans que les personnes autour en aient nécessairement conscience, elles présentent des risques majeurs pour la vie privée.
Si les promoteurs de ces dispositifs mettent en avant leur utilité, notamment pour les personnes en situation de handicap (aide visuelle ou auditive) ainsi que leurs apports en matière de traduction, il n’en demeure pas moins que leur déploiement ne doit pas se faire au détriment des droits et libertés de chacun. Il est nécessaire de préserver un équilibre entre innovation et respect des libertés, entre curiosité technique et considération d’autrui. Cette vigilance, observée par tous, est la condition pour que de tels dispositifs restent des auxiliaires utiles – et non des outils intrusifs.
L’article 9 du Code civil garantit, à cet égard, le droit au respect de la vie privée de chacun dans tous les lieux, privés et publics, et toute violation de ce droit peut être sanctionnée. L’article 226-1 du Code pénal punit notamment d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende le fait de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé.
Tout utilisateur de lunettes connectées devra donc respecter le droit à la vie privée des personnes dont l’image ou la voix est susceptible d’être captée par les lunettes et, le cas échéant, recueillir leur consentement.
L’article ici –> https://www.cnil.fr/fr/lunettes-connectees-appel-a-la-vigilance qui propose des premiers éléments de bonnes pratiques.





